La sublimation est aujourd’hui l’une des techniques de personnalisation les plus appréciées des créateurs et makers. Elle permet d’imprimer durablement des mugs, t-shirts polyester, puzzles ou objets décoratifs avec des couleurs vives et un rendu professionnel, même à la maison.
Accessible aux débutants, la sublimation soulève néanmoins de nombreuses questions : quelle imprimante choisir ? Quel matériel utiliser ? Quels supports sont compatibles ? Quelles erreurs éviter pour réussir ses premières impressions ?
Ce guide complet a été conçu pour vous accompagner pas à pas. Du choix du matériel aux étapes de sublimation, en passant par les erreurs fréquentes et une FAQ détaillée, vous y trouverez toutes les clés pour débuter sereinement en sublimation et obtenir des résultats fiables et durables.

1. Qu’est-ce que la sublimation ?
La sublimation est une technique d’impression qui permet de transférer une image sur un support grâce à la chaleur. Contrairement aux méthodes classiques (flex, flocage, DTF…), l’encre ne reste pas en surface : elle pénètre directement dans la matière.
Sous l’effet d’une température élevée (environ 180 à 200 °C), l’encre de sublimation passe de l’état solide à l’état gazeux. Ce gaz est alors absorbé par les fibres polyester ou par le revêtement polyester des objets. Une fois refroidie, l’encre se fixe définitivement dans le support.

Résultat :
- Un rendu ultra-lisse, sans aucune épaisseur perceptible au toucher.
- Une durabilité exceptionnelle : pas de décollement, pas de craquellement, même après des années d’utilisation.
- Une résistance à toute épreuve : l’impression devient quasi indestructible.
Pourquoi ? Contrairement aux autres techniques, la sublimation fusionne l’encre directement dans le support. Ainsi, vos créations conservent leur éclat même après des centaines de lavages (en machine, au lave-vaisselle, etc.), sans altération des couleurs ni de la qualité. Un gage de longévité et de professionnalisme pour vos produits !
2. Pourquoi choisir la sublimation ?
La sublimation est une technique d’impression qui séduit grâce à ses résultats exceptionnels et sa durabilité. Contrairement aux méthodes traditionnelles comme la sérigraphie ou l’impression numérique classique, la sublimation permet d’obtenir des impressions intégrées directement dans le support, offrant ainsi une qualité et une résistance inégalées. Mais est-elle adaptée à tous les projets ? Voici ses principaux atouts et limites pour vous aider à faire votre choix.
Avantages majeurs :
- Couleurs éclatantes et fidèles : la sublimation reproduit les teintes avec une précision remarquable, sans perte de qualité ni de luminosité.
- Résistance exceptionnelle : les impressions résistent au lavage, aux frottements et aux UV, ce qui les rend idéales pour des produits durables.
- Intégration dans la matière : contrairement aux impressions en relief (comme le flocage), la sublimation ne laisse aucune texture, pour un rendu lisse et professionnel.
- Aucune limite de couleurs ou de dégradés : pas de restriction sur le nombre de couleurs ou la complexité des motifs, contrairement à la sérigraphie.
- Coût de production intéressant à moyen terme : bien que l’investissement initial puisse sembler élevé, le coût unitaire diminue rapidement avec la production en série.
Inconvénients à connaître :
- Compatibilité limitée : la sublimation ne fonctionne que sur des supports en polyester ou traités spécialement. Les textiles naturels (coton, lin) ne sont pas adaptés.
- Impossible d’imprimer du blanc : le blanc du support reste la base de l’impression, ce qui limite les possibilités sur les textiles foncés.
- Matériel spécifique requis : une presse à chaud fiable est indispensable pour garantir un transfert optimal.
La sublimation est la solution idéale pour les créateurs et professionnels recherchant des produits haut de gamme, durables et personnalisables. Elle excelle particulièrement pour les textiles techniques (sport, événementiel) et les objets personnalisés (mugs, gourdes, etc.). En revanche, si vous travaillez principalement sur des textiles naturels ou foncés, d’autres techniques comme l’impression DTG ou le flocage pourraient être plus adaptées.
3. Que peut-on réaliser en sublimation ?
La sublimation ouvre un champ de possibilités quasi illimité pour la personnalisation d’objets et de textiles. Cependant, tous les supports ne sont pas compatibles : leur composition doit impérativement contenir du polyester ou un revêtement spécial. Découvrez ci-dessous les principaux supports exploitables, ainsi que des exemples concrets pour inspirer vos créations.
Textiles compatibles :
La sublimation est particulièrement efficace sur les textiles à forte teneur en polyester. Plus le pourcentage est élevé, plus les couleurs seront vives et durables.
- T-shirts 100 % polyester (idéal pour les sportifs et les vêtements techniques)
- Sweats et vestes polyester (parfaits pour les collections événementielles)
- Tote bags polyester (pour des sacs personnalisés et résistants)
- Coussins et housses décoratives (pour une touche unique à votre intérieur)
- Écharpes et textiles promotionnels (pour des goodies durables)
👉 Plus le textile contient de polyester, plus le rendu est vif et durable. Un textile à 80 % polyester reste exploitable, mais les couleurs seront légèrement atténuées.
Objets sublimables :
Pour les objets, un revêtement polyester spécial est nécessaire pour que l’encre adhère correctement.
Exemples courants :
- Mugs (personnalisation de tasses pour cadeaux ou merchandising)
- Gourdes (idéal pour les marques ou les événements sportifs)
- Puzzles (création de puzzles personnalisés avec vos designs)
- Plaques aluminium (pour des enseignes ou des décorations murales)
- Sous-verres et porte-clés (objets publicitaires ou souvenirs)
- Ardoises photo et coques de téléphone (pour des accessoires uniques)
- Tapis de souris (personnalisation pour les gamers ou les entreprises)
La sublimation permet de personnaliser une large gamme de produits
, à condition de choisir des supports adaptés. Que ce soit pour des vêtements techniques, des objets publicitaires ou des cadeaux personnalisés, cette technique offre une qualité et une durabilité inégalées. Pour maximiser vos résultats, privilégiez toujours des supports 100 % polyester ou traités, et testez systématiquement vos impressions avant une production en série.
4. Le matériel indispensable pour débuter
4.1 L’imprimante
Parmi les éléments clés, l’imprimante occupe une place centrale : elle détermine la qualité de vos impressions, votre budget et même la facilité avec laquelle vous pourrez évoluer dans cette activité. Ce guide vous aidera à choisir entre les deux grandes familles d’imprimantes disponibles sur le marché : les imprimantes « converties » et les imprimantes dédiées à la sublimation.
4.1.1. Imprimantes « converties » (budget accessible)
Les imprimantes « converties » sont des modèles grand public, initialement conçus pour un usage bureautique ou photographique, mais adaptés pour la sublimation grâce à l’utilisation d’encres spécifiques. Parmi les plus populaires, les Epson EcoTank dominent le marché, notamment pour leur système de réservoirs rechargeables. Ces imprimantes sont idéales pour les débutants ou les petits budgets, car elles offrent un excellent rapport qualité-prix.

Exemples :
Voir notre vidéo sur la façon de détourner une imprimante Epson EcoTank pour la sublimation :
Avantages :
- Coût d’achat faible : accessibles à partir de 200-300 €, elles représentent un investissement minimal pour tester la sublimation.
- Très bon rendu pour un usage créatif : malgré leur vocation initiale, elles offrent des impressions de qualité pour des projets personnels ou semi-professionnels.
- Faciles à trouver : disponibles dans la plupart des magasins d’électronique ou en ligne.
Inconvénients :
- Nécessitent rigueur et entretien : pour éviter les obstructions ou les mélanges d’encre, un nettoyage régulier des têtes d’impression est indispensable.
- Pas conçues à l’origine pour la sublimation : leur gestion des couleurs peut être moins précise, et leur durée de vie peut être réduite si elles sont utilisées intensivement.
- Gestion des couleurs moins précise sans profil ICC : sans calibration, les couleurs peuvent varier légèrement par rapport au rendu attendu.
⚠️ Attention : une imprimante destinée à la sublimation ne doit jamais avoir contenu d’encre classique. Une fois convertie, elle doit être exclusivement utilisée avec de l’encre de sublimation.
Conclusion : les imprimantes converties sont un excellent point de départ pour les débutants ou les passionnés souhaitant s’initier sans se ruiner. Cependant, leur utilisation demande de la patience et un entretien rigoureux pour garantir des résultats optimaux.
4.1.2. Imprimantes dédiées à la sublimation (milieu / haut de gamme)
Si vous envisagez une activité plus sérieuse ou commerciale, les imprimantes dédiées à la sublimation sont la solution idéale. Conçues spécifiquement pour ce procédé, elles offrent une qualité d’impression supérieure, une gestion des couleurs optimisée et une fiabilité accrue. Ces modèles sont souvent utilisés par les professionnels ou les artisans souhaitant produire en série.

Exemples :
Avantages :
- Qualité d’impression supérieure : les détails sont plus fins, les couleurs plus fidèles, et les dégradés mieux maîtrisés.
- Gestion colorimétrique optimisée : grâce à des profils ICC intégrés ou des logiciels dédiés, les imprimantes professionnelles garantissent une reproduction fidèle des couleurs.
- Fiabilité accrue pour un usage commercial : leur conception robuste permet une utilisation intensive sans risque de panne prématurée.
Inconvénients :
- Coût plus élevé : les prix varient entre 800 € et 2 500 €, selon les modèles et les options.
- Encres propriétaires parfois chères : certaines marques imposent l’utilisation de consommables spécifiques, ce qui peut augmenter le coût à long terme.
Conclusion :
les imprimantes dédiées sont un investissement judicieux pour ceux qui souhaitent se professionnaliser ou produire en grande quantité. Leur précision et leur durabilité en font des outils incontournables pour un rendu impeccable et une productivité optimale.
👉 Avis final : le choix entre une imprimante convertie et une imprimante dédiée dépend avant tout de vos objectifs et de votre budget. Si vous débutez ou souhaitez tester la sublimation, une EcoTank convertie sera amplement suffisante. En revanche, pour une activité professionnelle ou une production intensive, une imprimante dédiée comme la SureColor F170 ou la SG500 sera bien plus adaptée. N’oubliez pas que la qualité de vos impressions dépendra aussi de la rigueur de votre entretien et de la calibration de vos couleurs !
4.2 Les encres de sublimation
Le choix de l’encre est un facteur clé pour obtenir des impressions sublimées qualitatives et durables. Une encre de mauvaise qualité peut non seulement altérer les couleurs, mais aussi endommager votre imprimante ou réduire la longévité de vos créations. Voici ce qu’il faut savoir pour bien choisir.

Critères de qualité :
Une encre de sublimation performante doit :
- Rester stable dans le temps (pas de décoloration rapide).
- Ne pas obstruer les têtes d’impression (risque de bouchage coûteux).
- Offrir un rendu colorimétrique fidèle (sans teintes ternes ou délavées).
Risques des encres bas de gamme :
- Couleurs fades et manque de brillance.
- Bouchage fréquent des têtes d’impression, entraînant des coûts de maintenance élevés.
- Mauvaise tenue dans le temps (dégradation après quelques lavages).
Marques recommandées :
Pour éviter ces désagréments, privilégiez des encres reconnues pour leur fiabilité :
- LCL (qualité professionnelle, compatible avec de nombreux modèles d’imprimantes).
- Ink Tec Sublinova Smart DTI (excellente stabilité et rendu des couleurs).
⚠️ À retenir : ne jamais mélanger encre classique et encre de sublimation dans une même imprimante. Une fois convertie, votre imprimante doit être exclusivement dédiée à la sublimation.
Investir dans des encres de qualité est essentiel pour garantir des impressions durables, vibrantes et sans problème technique. Même si leur coût peut sembler plus élevé à l’achat, elles vous feront économiser du temps et de l’argent sur le long terme, en évitant les pannes et les réimpressions.
4.3 Le papier de sublimation
Le papier de sublimation est un élément souvent sous-estimé, pourtant il joue un rôle crucial dans la qualité du transfert. Un mauvais papier peut entraîner des bavures, une mauvaise rétention de l’encre ou un rendu terne. Voici comment bien le choisir.
Caractéristiques d’un bon papier :
- Retient l’encre sans diffusion (évite les contours flous).
- Libère efficacement les pigments à chaud (transfert optimal sur le support).
- Limite les bavures pour des contours nets.
Recommandations pour débuter :
- Grammage : entre 100 et 120 g/m² pour un équilibre parfait entre absorption et résistance.
- Marques fiables :
Ne négligez pas le choix de votre papier : il peut faire la différence entre une impression médiocre et une création professionnelle. Bien que les deux marques sus-citées soient excellentes, nous avons une légère préférence pour A-sub qui conserve mieux l’éclat des couleurs. Pour des résultats optimaux, optez pour des marques reconnues et testez toujours un échantillon avant de lancer une production en série.
4.4 La presse à chaud
La presse à chaud est l’élément central de votre installation de sublimation. Sans elle, impossible de transférer l’encre sur vos supports avec précision. Une presse de qualité doit allier température homogène, pression ajustable et durabilité. Voici nos recommandations pour bien choisir.
Critères essentiels :
- Température minimale de 200 °C (pour activer correctement la sublimation).
- Répartition uniforme de la chaleur (évite les zones froides ou brûlées).
- Pression homogène et réglable (pour s’adapter à différents supports).
- Minuterie et thermostat précis (pour maîtriser le temps de transfert).
Matériel recommandé :Pour le textile :
- Cricut EasyPress (pratique et compacte, idéale pour les petits ateliers).
- HappyPress (robuste et précise, parfaite pour les professionnels).
Pour les mugs :
- Cricut Mug Press (spécialement conçue pour les tasses, transfert parfait).
Presses polyvalentes :
- Presses Vevor (avec accessoires interchangeables, idéale pour diversifier vos créations).
- Presses Secabo (pour un usage intensif/professionnel).
Une bonne presse à chaud est un investissement incontournable pour des résultats professionnels. Selon vos besoins, privilégiez une presse spécialisée (textile ou mugs) ou une polyvalente comme la Vevor. N’oubliez pas : la qualité de votre presse impacte directement la durabilité et la finition de vos produits.
4.5 Les accessoires indispensables
Pour sublimer dans les meilleures conditions, certains accessoires sont indispensables. Ils protègent vos supports, optimisent le transfert et garantissent votre sécurité. Voici une liste des essentiels à avoir sous la main.
Accessoires à prévoir :
- Ruban thermique : résistant à la chaleur, il fixe le papier sur le support pendant le transfert.
- Papier de protection (type papier cuisson) : évite les traces d’encre sur la presse et protège les surfaces.
- Ciseaux ou cutter : pour découper précisément vos motifs avant transfert.
- Chiffon non pelucheux : indispensable pour nettoyer les résidus d’encre ou de poussière.
- Gants thermiques : protègent vos mains des brûlures lors de la manipulation des supports chauds.
Ces accessoires, bien que simples, sont la clé d’un travail soigné et sécurisé. Ils vous permettront d’éviter les erreurs courantes (traces, brûlures, mauvais alignement) et d’optimiser la qualité de vos créations. Pensez à les inclure dans votre budget initial pour démarrer sereinement !
5. Le processus de sublimation étape par étape
La réussite d’une sublimation repose sur une suite d’actions simples, mais qui demandent rigueur et méthode. Une petite erreur à une étape peut impacter tout le résultat final. Voici le processus complet, expliqué pas à pas.
1. Création du visuel
Tout commence par votre design. Pour un rendu optimal :
- Résolution élevée : privilégiez une résolution de 300 dpi pour éviter la pixellisation.
- Couleurs vives et contrastées : les teintes trop sombres ou trop claires peuvent perdre en intensité après transfert.
- Format adapté : ajustez la taille du visuel à celle de votre support.
Types de fichiers recommandés :
- Vectoriels (SVG) : parfaits pour des motifs nets, quelle que soit la taille.
- Bitmap (JPEG, PNG) : assurez-vous qu’ils soient en haute résolution.
⚠️ Attention : les couleurs à l’écran sont souvent plus lumineuses qu’après sublimation. Sans profil ICC, des écarts peuvent apparaître.
💡 Conseil débutant : pour vos premiers essais, évitez les visuels trop complexes ou trop sombres.
2. Impression en miroir sur papier de sublimation
Avant d’imprimer, activez le mode miroir (symétrie horizontale) dans votre logiciel. Pourquoi ? Parce que le papier sera posé face imprimée contre le support lors du pressage.

À respecter :
- Utilisez uniquement du papier de sublimation.
- Imprimez avec de l’encre de sublimation.
- Choisissez la bonne face du papier (généralement la plus blanche).
Après impression :
- Laissez sécher quelques minutes avant de manipuler le papier.
- Évitez de toucher la surface imprimée pour ne pas laisser de traces.
💡 Astuce : imprimez juste avant le transfert pour préserver la qualité de l’encre.
3. Positionnement précis sur le support
Cette étape est cruciale pour un rendu net et professionnel.
Pour les textiles :
- Pré-pressez le textile 3 à 5 secondes pour éliminer l’humidité.
- Placez le papier face imprimée contre le textile, bien centré et sans pli.
- Lissez la surface pour éviter les bulles d’air.
Pour les objets (mugs, plaques, etc.) :
- Assurez-vous que la surface est propre, sèche et sans poussière.
4. Fixation avec du ruban thermique
Une fois le visuel bien positionné, fixez-le à l’aide de ruban thermique. Le ruban thermique est un « scotch » qui résiste aux hautes températures et empêche le papier de bouger lors du pressage.
Comment l’utiliser ?
- Placez-le sur les bords du papier, sans couvrir la zone imprimée.
- En quantité suffisante pour éviter tout mouvement.
Un mauvais maintien du papier est l’une des causes principales d’un rendu flou ou dédoublé (« ghosting »).
5. Pressage à chaud
C’est l’étape où la magie opère.
Réglez votre presse selon les recommandations du support :
- Température : généralement entre 180 et 200 °C,
- Durée : entre 40 et 60 secondes,
- Pression : moyenne à forte selon le support.
Fermez la presse sans à-coups et lancez le compte à rebours.
Pendant le pressage, n’ouvrez jamais la presse prématurément, au risque d’obtenir une impression incomplète.
Pour les objets spécifiques (mugs, plaques épaisses), des presses dédiées ou des temps légèrement plus longs peuvent être nécessaires.
6. Retrait immédiat du papier
À la fin du pressage, ouvrez la presse et retirez immédiatement le papier de sublimation.
Ne le faites pas glisser pour éviter de provoquer un effet de double image ou d’ombre (ghosting).
👉 A savoir : certains supports nécessitent un retrait à chaud, d’autres tièdes. Consultez les recommandations du fabricant.
7. Refroidissement et contrôle du résultat
Laissez ensuite le support refroidir naturellement.
Une fois refroidi, observez la netteté du visuel, vérifiez l’intensité des couleurs et contrôlez l’absence de taches ou de bavures.
Si le rendu ne vous satisfait pas, notez la température utilisée, le temps de pressage, le type de support et le papier et l’encre utilisés. Ces informations vous permettront d’ajuster vos prochains essais et de créer vos propres réglages de référence.
6. Les 10 erreurs les plus fréquentes en sublimation
1. Utiliser un support non compatible (pas de polyester)
Assurez-vous que le textile contient au minimum 80 % de polyester ou qu’il s’agit d’un objet certifié “sublimable”. Vérifiez toujours les étiquettes ou les fiches produit avant d’imprimer. En cas de doute, réalisez un petit test sur une zone discrète.
2. Sublimer un textile foncé
Utilisez uniquement des textiles blancs ou très clairs, car la sublimation n’imprime pas le blanc. Si vous souhaitez personnaliser du coton ou du foncé, optez plutôt pour la technique DTF ou du flex imprimable. Gardez la sublimation pour les créations nécessitant une forte durabilité.
3. Oublier de mettre le visuel en miroir
Activez systématiquement l’option “miroir / miroir horizontal” dans votre logiciel avant d’imprimer. Pour éviter les erreurs, créez une checklist rapide avant chaque transfert. Certains logiciels permettent même d’automatiser cette option.
4. Mauvais temps / mauvaise température
Référez-vous toujours aux indications fournies par le support (mug, textile, puzzle…). En général : 180–200°C pendant 40–60 secondes, mais cela varie selon le matériau. Notez vos réglages réussis pour les réutiliser facilement.
5. Ne pas utiliser de papier protecteur
Placez toujours une feuille de papier cuisson ou sulfurisé au-dessus et en dessous du support. Cela évite que l’encre résiduelle ne tache la presse ou le textile. Renouvelez-le systématiquement après chaque pressage.
6. Retirer le papier trop tard (ghosting)
Retirez le papier immédiatement après l’ouverture de la presse, sans laisser bouger le support. Tenez le textile ou l’objet fermement pour éviter les micro-déplacements. Plus votre presse ouvre doucement, moins vous aurez de risques.
7. Ne pas fixer le papier (risque de flou)
Utilisez du ruban thermique pour maintenir le papier bien en place sur le support. Deux ou trois bandes suffisent pour éviter tout mouvement lors de la fermeture de la presse. Vérifiez qu’il n’y ait aucun pli avant de presser.
8. Réutiliser un papier sublimé
N’utilisez jamais deux fois la même feuille : même si elle semble “blanche”, il reste toujours de l’encre. Chaque réchauffage libère des pigments et provoque des taches. Jetez le papier dès la première utilisation.
9. Utiliser une presse inadaptée
Choisissez une presse qui monte bien en température et applique une pression homogène. Pour les t-shirts, préférez au minimum un format 30×23 cm ; idéalement 38×38 cm. Les mini-presses sont réservées aux petits objets, jamais aux textiles.
10. Ne pas faire de test avant une série
Imprimez toujours un échantillon avant de lancer une production complète, surtout si vous vendez vos créations. Un test permet de vérifier la couleur, la netteté et les réglages de chauffe. Gardez un cahier de tests pour mémoriser vos paramètres idéaux.
7. Faut-il utiliser un profil ICC ?

Un profil ICC agit comme un traducteur de couleurs entre :
- Votre écran (ce que vous voyez),
- Votre imprimante (ce qu’elle interprète),
- Votre encre et papier (ce qui est imprimé),
- Votre support final (le rendu réel).
Résultat : des couleurs fidèles, constantes et professionnelles, sans mauvaise surprise entre l’écran et le produit fini.
Est-ce obligatoire ?
- Pour un débutant : non, ce n’est pas indispensable dès le départ. Vous pouvez commencer sans, en acceptant de légères variations de couleurs.
- Pour un créateur ou un professionnel : fortement recommandé ! Un profil ICC garantit une cohérence parfaite entre vos visuels et vos produits, surtout si vous vendez vos créations.
💡 À venir : un article détaillé sur les profils ICC sera bientôt disponible pour vous guider pas à pas.
8. FAQ – Questions fréquentes
Peut-on sublimer sur du coton ?
Non, le coton est une fibre naturelle qui ne peut pas absorber l’encre de sublimation. Le rendu sera très fade et disparaîtra au lavage. Pour le coton, privilégiez le DTF, la sérigraphie ou le flex imprimable.
Peut-on sublimer sur un textile foncé ?
Non, car la sublimation n’imprime pas de blanc. Les couleurs sont transparentes et se mélangent à la couleur du textile. Sur un support foncé, l’impression devient invisible.
Quelle est la durée de vie d’une impression sublimée ?
Une impression sublimée peut durer plusieurs années, même après des centaines de lavages. Elle ne craquelle pas, ne se décolle pas et ne s’effrite pas. C’est l’une des techniques les plus durables du marché.
Peut-on utiliser n’importe quelle presse à chaud ?
Non. Une presse trop bas de gamme peut mal répartir la chaleur et ruiner les impressions. Une bonne presse est un investissement rentable à long terme. Mieux vaut une presse fiable qu’une imprimante haut de gamme mal exploitée.
Faut-il ventiler la pièce ?
Oui, c’est fortement recommandé. La sublimation dégage des vapeurs, surtout lors de la personnalisation d’objets. Travaillez dans une pièce ventilée ou utilisez un extracteur d’air.
Peut-on laver un textile sublimé en machine ?
Oui, sans problème. Il est recommandé de laver à 30–40 °C pour préserver le textile, mais l’impression ne craint pas la machine. Éviter simplement les agents blanchissants agressifs.
Peut-on sublimer à la maison ?
Oui, parfaitement. De nombreux créateurs travaillent depuis leur domicile avec un espace dédié. Il suffit d’un plan de travail stable, d’une prise électrique adaptée et d’une bonne ventilation.
Comme toute technique créative, la sublimation s’apprend aussi beaucoup par l’expérience, les tests… et le partage.
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Bonne création et bonnes sublimations !
